samedi 16 janvier 2016

Le mot du président, janvier 2016

Amis de la Transition Énergétique de l'Île de Sein, chers amis, bonjour ! Bonjour et bonne année ! Bloavezh mat d'an holl ! Meilleurs vœux à tous et à chacun, et, bien sûr, à ATREÎS et IDSE ! Après les événements dramatiques du mois de novembre, nul doute que les fêtes de fin d'année auront rasséréné les cœurs et les esprits dans la chaleur et la douceur des réunions familiales et amicales...Mais le combat continue, dans la suite des actions menées depuis l'ATREÎS INFOS du mois de novembre. Pour l'heure, notre mode d'action essentiel repose sur la communication.

De nouveaux outils de communication.

C'est pourquoi il importe de se doter de bons outils de communication. Pour améliorer notre visibilité, nous avons créé un autocollant, commun à ATREÎS et à IDSE, qui affiche notre logo et notre «  profession de foi » : Libérons les énergies citoyennes ! Procurez-vous le, exhibez-le, distribuez-le ! Vous pourrez y voir notre enracinement breton dans notre adresse bzh. Dans la même perspective, nous nous sommes nantis d'une superbe banderole, notre « bannière », déjà bien étrennée sur l'île de Sein, à la Pointe du Raz et à Paris. Et désormais chacun peut consulter, outre le site d'IDSE, le blog d'ATREÎS (atreis.bzh).

Communication ... dans les médias,

La COP 21 offrait à ATREÎS et IDSE une opportunité exceptionnelle pour affirmer une forte présence dans les médias . Le Libération du 29/10 – donnant comme une suite à un premier reportage publié en février – annonçait : « L'île de Sein se blinde et voit la mer « comme un assaillant ». France4, dans L'Autre JT, diffusait, le 26/11 : « L'île de Sein à l'air libre », journal quasi exclusivement consacré au projet d'IDSE. Ce même jour, le Républicain Lorrain, texte et vidéo, titrait : « L'île de Sein en sursis ». Le CLER Info de nov-déc 2015 – un magazine du Réseau pour la transition énergétique – publiait une tribune de Patrick Saultier « L'île de Sein attend toujours son droit à l’expérimentation », où il relate magistralement l'inaction d'EDF, malgré les promesses non tenues, de 1984 à nos jours. Le 2 décembre paraissait dans National Géographic un texte intitulé « Sur l'île de Sein, les habitants se révoltent pour l'énergie verte », explicitement évocateur de notre combat.Le 13 du même mois, Radio France bleu breizh izel, interviewait le journaliste Nicolas Guillas, suite à son article écrit dans la revue ArMen, « Éoliennes citoyennes de Plélan et île de Sein ». Enfin ce même 13 décembre, France3, dans sa rubrique climat, sonnait l'alarme : « Dans le Finistère, l'île de Sein est menacée par les eaux ».

… sur le terrain,

Nos militants – une quarantaine – lançaient, de l'île de Sein, leur appel du 21 novembre, ou appel à la COP 21, appel relayé par Ouest-France (« Depuis l'île de Sein, ils lancent un SOS pour la COP 21 » , « Message au monde entier ») et par le Télégramme (« Un SOS lancé à l'île de Sein »). D'autres – les mêmes – participaient, le 6 décembre, aux côtés de plusieurs collectifs écologistes, à une marche à la Pointe du Raz vers le sémaphore – sémaphore, étymologiquement « porte-signes », tout un symbole ! Le Télégramme commentait : « Ce rassemblement dénonce le choix de produire de l'électricité à partir d'énergies fossiles,...combat qui souligne le formidable potentiel inexploité de développement des énergies renouvelables en Bretagne ».

… et à la COP 21.

Les attentats du 13 novembre, et l'état d'urgence qui s'en est suivi, n'ont pas permis aux associations de s'exprimer sur le réchauffement climatique autant et comme elles l'auraient voulu. Mais IDSE et ATREÎS ont occupé, comme ils l'ont pu, les étroits créneaux disponibles. Aussi étaient-ils présents, les 5 et 6 décembre, dans leur stand au « village des alternatives », à Montreuil, aux portes de Paris. Présents encore, le 12 décembre, jour de l'accord final du Sommet sur le climat, aux deux seules grandes manifestations autorisées, au milieu de quelque 15000 militants, le matin à l'Arc de Triomphe, l'après-midi au Champ de Mars, au pied de la Tour Eiffel.

Il est, naturellement, réconfortant de se retrouver dans une foule de gens pacifiques qui défendent, fût-ce diversement, les mêmes causes. Mais, par delà cette solidarité de circonstance, nous avons été, d'abord surpris, puis touchés, et, surtout stimulés par la multitude de témoignages de sympathie à notre projet adressés. Très nombreux ont été, au stand de Montreuil comme dans les cortèges de Paris, ceux qui se sont arrêtés devant nous, interpellés par notre banderole – très communicante, il faut le dire : curiosité, questions, encouragements, photos. Bref, beaucoup d'empathie et d'enthousiasme devant la lutte du petit David contre le grand Goliath.

Et maintenant ?

La COP 21 a été un succès, répète-t-on à l'envi. Succès diplomatique, sans doute. Climatique ? C'est encore à voir. Et c'est dire aussi que la bataille n'est pas finie. Il faut continuer à convaincre et à fédérer les bonnes volontés, pour une bonne cause, sur une bonne voie. Continuer à jouer, modestement, mais avec conviction et persévérance, un rôle de « lanceurs d'alerte ». Les médias se focalisent sur le sort à venir de l'île de Sein, et s'en émeuvent : il serait étrange, en tout cas paradoxal, que ceux qui sont aux premières loges d'un désastre annoncé se contentent d'espérer leur salut dans le rempart de digues – certes nécessaire – le port de cuissardes...et les bienfaits d'une plaque tectonique qui ferait remonter l'île de deux millimètres par an !
Convaincre tous les contribuables qu' à travers la CSPE – Contribution au Service Public d’Électricité – ils financent la gabegie financière qu'est l'usage du fioul pour produire de l'électricité à Sein et dans les zones non interconnectées. Convaincre tout un chacun qu'avoir une confiance aveugle en EDF, parce qu'EDF est l'opérateur historique, relève d'une facilité, voire même, d'une paresse intellectuelles. Honnêtement, comment peut-on faire confiance en une multinationale qui a tant misé sur les sources d'énergie non renouvelables – nucléaire et pétrole – pour en tirer le plus grand profit  et croire qu'elle est une entreprise philanthropique? Comment peut-on faire confiance à un opérateur qui promet, ne tient pas ses promesses, et promet encore et encore ? Comment peut-on faire confiance à un tricheur, épinglé par le JDP – Jury de déontologie publicitaire –  « pour s'être présenté comme « partenaire officiel d'un monde bas carbone », cette appellation étant susceptible d'induire le public en erreur « sur la réalité écologique des actions de l'annonceur », sous prétexte que l'énergéticien fait partie des sponsors financiers de l'organisation de la Conférence Climat » ? Et qui plus est menteur, lauréat du Prix Pinnochio du Climat, deuxième au palmarès de ce concours.

Nous sommes aujourd'hui quelque 460 adhérents aux Amis de la Transition Énergétique de l'île de Sein : notre nombre fait notre force et notre poids. Continuez à adhérer, et, si ce n'est déjà fait, renouvelez votre adhésion pour 2016. Et faites adhérer autour de vous... Dans la presse, à Paris, lors de nos rencontres, on nous a souvent comparés à David face à Goliath-EDF. Nous serons le caillou dans la fronde de David.

Le Président, Jos Milliner.

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