mercredi 26 octobre 2016

IDSE prépare les recours juridiques avec ses alliés et conseils juridiques français et européens.

EWS, coopérative propriétaire du réseau de distribution de Schönau et 4ème fournisseur d'électricité renouvelable en Allemagne soutiendra IDSE dans son action juridique. La direction d'IDSE a rencontré la direction d'EWS Schönau pour préparer le recours juridique au niveau européen. Schönau est une commune de la Forêt Noire dont un groupe d'habitants s'est mobilisé après la catastrophe de Tchernobyl. Ces habitants ont créé une société locale et après 10 années de bataille, ils ont réussi à récupérer le réseau de distribution. Depuis ce temps, la société locale gère le réseau. Aujourd'hui, Schönau est toujours éclairée et ce, avec 100 % d'électricité renouvelable. Plus de 110 emplois ont été créés dans la commune et EWS Schönau fait partie des 4 plus grands fournisseurs d'électricité renouvelable en Allemagne.


La direction d'IDSE était à Schönau ce lundi pour recevoir leur soutien et leur expérience dans l'action juridique que nous allons lancer devant la juridiction européenne.
Jeudi 27 et vendredi 28, direction Bruxelles pour une séance de travail avec nos avocats et partenaires européens.

Pendant ce temps, la campagne de financement participatif avance !

Nous sommes quasiment arrivés au premier palier. Merci aux plus de 210 contributeurs qui ont participé. Il ne reste plus que quelques jours, jusqu'au 1er novembre, pour arriver au deuxième palier de 15 000 euros afin de mettre toutes les chances de notre côté dans la grande action qui se prépare. 

Pour la première fois en France, des habitants souhaitent obtenir la maîtrise du réseau de distribution qui depuis 1946 est déléguée à EDF. Rappelons que c'est par cette maîtrise du réseau que l'entreprise EDF bloque l'initiative locale et vertueuse des habitants de l'île de Sein et de leur société IDSE. Grace à votre soutien, nous sommes plus que jamais déterminés dans la réalisation de notre projet d'énergie renouvelable et citoyenne sur l'ile de Sein.

Participez au crowdfunding, partagez et parlez en à vos amis !

Patrick Saultier, membre du bureau d'AREIS et de la direction d'IDSE

mardi 25 octobre 2016

Petits mensonges et grosses supercheries...

Pour la 4ème fois en 2 ans, des associations environnementales ont alerté l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) à propos des pratiques de communication de l'entreprise EDF.
Pour ceux qui n'ont pas suivi tous les changements de noms et de logos de ces dernières années, l'ARPP c'est l'ex-Bureau de vérification de la publicité (BVP), une association interprofessionnelle qui s'occupe de vérifier la sincérité des messages publicitaires. L'ancien nom était peut-être plus explicite.
Au sein de l'ARPP, un Jury de Déontologie Publicitaire (JDP) examine les plaintes qui lui sont adressées et émet avis et recommandations de modifications des messages publicitaires quand il estime ces plaintes fondées.

Ce 21 octobre et pour la 4ème fois en 2 ans, ce jury a estimé que la communication d'EDF était susceptible d’induire le public en erreur quant aux véritables impacts écologiques de ses activités  (voir le communiqué de presse de FNE à ce sujet).

Quatre rappels à l'ordre en 2 ans, cela doit être le record dans le domaine. Comme en outre certains de ces avis du JDP ne font que rappeler des recommandations précédemment émises, on peut être certain qu'il ne s'agit pas là de maladresses involontaires relevées par des associations qui harcèlent EDF et pinaillent sur des détails.
Il s'agit bien d'une volonté délibérée de l'entreprise EDF de faire passer des vessies pour des lanternes en se présentant comme « partenaire officiel d’un monde bas carbone ». En anglais, on appelle cela du Greenwashing. Et cela confirme donc que le Prix Pinocchio qui lui avait été décerné l'an passé pour son action dans le domaine était amplement mérité.

Et encore, l'ARPP ne s'est prononcée que sur les campagnes publicitaires d'EDF au niveau national. Si elle avait regardé en détail toute la communication faite par l'entreprise à propos de ses activités sur l'île de Sein, elle aurait vu que l'on atteint des sommets dans le domaine.

Comme par exemple quand son délégué régional surestime "face caméra" devant la presse, l'impact de l'éclairage sur la consommation totale d'électricité pour mieux duper le public sur l'impact réel de ses campagnes de distribution d'ampoules à LED financée par EDF. 
Ou quand EDF se présente comme un partenaire pour des « énergies propres » et de la « démocratie participative » au sein d'îles 100% fioul rebaptisées « territoires à énergie positive pour la croissance verte ». Alors depuis plus de 30 ans, des solutions technologiquement mûres et économiquement rentables basées sur les énergies renouvelables sont disponibles et qu'elle a refusé de les mettre en oeuvre. Comme elle a refusé la main tendue pour une collaboration avec IDSE qui constitue pourtant un exemple d'implication citoyenne et de démocratie participative.

C'est pourquoi il devient plus que jamais nécessaire que le monopole d'EDF sur la production et la distribution d'électricité sur les zones non interconnectées (ZNI) soit remis en cause. Que les règles de mises en concurrence des opérateurs, au mieux disant économique, environnemental, social etc... s'imposent aussi sur ces territoires. Comme le bon sens devrait l'exiger et comme heureusement les traités européens le prévoient. Mais pas la loi française malgré nos efforts pour la faire changer.

C'est pourquoi plus que jamais il nous faut nous mobiliser et mobiliser nos réseaux pour collecter l'argent nécessaire aux procédures judiciaires qu'IDSE et ATREIS ont engagées pour casser ce monopole et donner une chance à un opérateur alternatif qui dépenserait un peu plus d'énergie pour agir au lieu, et un peu moins pour faire croire faire croire qu'il agit.

L'argent est important (nous avons presque atteint le premier palier). Le nombre de contributeurs aussi (nous avons dépassé les 200). On peut, on doit faire mieux.
C'est la dernière ligne droite : il reste une petite semaine ! En avant pour le sprint final sur citizencase.org!

Damien Grenier, membre du bureau d'ATREIS.

mardi 4 octobre 2016

Ça avance...

Aujourd'hui 4 octobre, nous venons de passer simultanément la barre des 4000€ et des 100 contributeurs sur la plateforme de crowdfunding citizencase.org.
Bravo et merci à tous ceux qui se sont mobilisés et ont mobilisé autour d'eux pour arriver à ce résultat.
Et bravo et merci à tous ceux qui se mobiliseront et mobiliseront autour d'eux pour que cette opération soit un succès.

mardi 27 septembre 2016

L'île de Sein n'est pas la seule île française à "carburer" au fioul

L'île de Sein n'est pas la seule île française à "carburer" au fioul et autres énergies fossiles, comme en témoigne l'article ci dessous dont nous vous recommandons la lecture.





En fait tous les territoires non connectés à la métropole "carburent" aux énergies fossiles. En dépit de l'existence de solutions moins polluantes et plus économiques, EDF s'entête à y privilégier les technologies du 19ème siècle. On parle de houille blanche depuis 1878 mais certains barrages hydroélectriques sont bien plus vieux que cela. La première centrale à charbon, la Pearl Street Station, a été mise en service à New-York en 1882 par Thomas Edison.

EDF semble décidément incapable de sortir de ce modèle de production plus que centenaire. Si les citoyens de ces territoires ne prennent pas les choses en main eux-mêmes, il y a peu de chance de voir s'y développer massivement les technologies propres de ce 21ème siècle.

Raison de plus donc pour soutenir IDSE et l'action qu'elle initie en justice pour ôter des mains d'EDF le monopole sur les territoires non interconnectés.
Raison de plus pour ceux qui ne l'on pas déjà fait de participer et faire participer vos proches au crowdfunding en cours sur citizencase.org.

Damien Grenier, membre du bureau d'ATREIS.

mercredi 21 septembre 2016

L’assemblée générale d’ATREÎS a eu lieu, comme convenu, vendredi dernier à Quimper. Une quarantaine d’adhérents étaient présents.
Elle s’est déroulée dans une ambiance très conviviale et très riche en informations. Ce message n’est pas un compte rendu de l’AG, mais une transcription des éléments les plus importants de cette réunion.
Depuis 3 ans, IDSE a cherché des solutions simples et efficaces … modification de la loi, interventions multiples auprès des décideurs (députés, ministres, parlementaires européens, … ) pour négocier et coopérer. Ces ouvertures ont toutes été, pendant un temps, encourageantes et porteuses d’espoirs.
Pourtant, à chaque fois, comme dans un jeu vidéo, les lobbies EDF ont réussi à éliminer tous ces espoirs les uns après les autres … le pouvoir d’EDF est vraiment très fort !! Quand il s’agit de défendre un monopole qui leur permet de s’assurer d’une rente financière, ils utilisent, sans scrupule, toute leur force de nuisance … et ça marche !!!

Pour résumer le problème, on a élaboré une vidéo d’animation qui présente de manière didactique et humoristique, la situation énergétique sur l’île de Sein.



Les négociations ayant échouées, il ne reste plus que le combat juridique.
Dans les traités européens, la libre concurrence est la norme. Même si des exceptions sont possibles dans le cadre des Services Economiques d’Intérêt Général, EDF est hors norme … !! IDSE conteste la légalité du monopole d’EDF sur la distribution de l’électricité. Elle est actuellement assurée par ERDF, filiale à 100% d’EDF (Depuis juin 2016, ERDF n’existe plus, on parle maintenant d’ Enedis …).
IDSE lance donc une procédure juridique contre l’état français qui attribue à EDF un monopole pour la gestion de la distribution d’électricité sur l’île de Sein. Ces actions sont engagées simultanément devant les juridictions françaises et européennes.
Deux avocates compétentes et motivées se chargent de défendre notre dossier en France et à Bruxelles.

Ces actions juridiques ont un coût que ni IDSE, ni ATREÎS ne peuvent assumer. C’est pourquoi, nous faisons appel à un financement participatif. C’est l’association Force5 qui gère ce financement. Domiciliée en nord Finistère, elle est spécialisée dans les actions juridiques pour la défense de l’environnement. Sa compétence est reconnue dans le domaine de la protection de l’environnement et lui permet d’être agréée par l’état comme organisme d’intérêt général (1).


Sur le site de Force 5 (citizencase), vous avez toutes les infos pour comprendre la situation (historique, revue de presse, soutiens, etc…)

Il est évident que pour nous, l’objectif d’atteindre les 10 000 ou 15 000 € est important. On pense et on espère atteindre ces objectifs. Au-delà de ces objectifs, le nombre de participants (ou contributeurs) est important. Le projet est citoyen et nécessite la participation du plus grand nombre. Atreîs compte 570 adhérents. Si chacun participe à 15€ (1) l‘objectif est presque atteint.

L’enjeu est important, on a besoin de votre participation financière (2) … mais celle-ci n’est pas suffisante. Il nous faut transmettre l’information, la diffuser et convaincre le plus grand nombre.

Bonne semaine à tous,

Dominique LE CROM, membre du bureau d’ATREÎS.


(1) Force 5 est une association reconnue d’intérêt général. Ainsi, les personnes imposables bénéficient d’une réduction d’impôt de 66% des sommes versées sous forme de don (vous versez 15€, vous bénéficiez d’une réduction de vos impôt de 10€, votre dépense est donc de 5€).
Il n’y a pas d’équivalence pour les personnes non imposables … !!

(2) concrètement, pour participer au financement, vous avez deux possibilités. Sur le site de force 5 « citizen case », vous payez par carte … vous recevrez un reçu fiscal par la suite.
Vous désirez payer par chèque. Celui-ci doit être établi à l’ordre de Force 5. Vous l’expédiez à Force 5, ATREÎS ou IDSE qui transmettra …